Simulation de tribunal / RPG dans l'univers Ace Attorney - Phoenix Wright !
 

Des retrouvailles aussi enflammées que le soleil des tropiques [Benjamin / Rp Validation]

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Phoenix Wright
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Lun 24 Oct - 22:24
Remettre le badge aux allures de tournesol doré sur mon costume bleu provoqua en moi des sentiments multiples et contradictoires. Assez ironique pour un avocat de la défense n'est-ce pas ? Je faisais face à mon reflet et respirais un bon coup. Je me sentais à la fois heureux de reprendre le métier que j'aimais là où je l'avais laissé, mais aussi sous une pression monstre qui me faisait me demander si j'avais toujours ma place dans un tribunal. Même si pendant 7 ans, j'étais tout de même resté proche du système juridique en faisant des recherches et en accomplissant quelques petites missions dans l'ombre, attacher l'insigne de la justice sur mes vêtements me faisait comprendre que j'étais de retour dans une lumière qui, pour le moment, m'aveuglait. J'avais beau vouloir me persuader que tout irait bien, la perspective d'affronter les jours les plus sombres que la loi ait connu rendait les premiers pas de mon retour incertains. Et je ne pouvais pas négliger ma part de responsabilité dans ce chaos. J'étais bien plus hésitant que je ne l'avais laissé paraître quand j'avais annoncé à Trucy et Apollo que j'avais repassé avec succès l'examen du barreau. Qu'étais-je sensé faire avec des sentiments aussi contradictoires ?

« C'est dans les pires moments qu'un avocat doit forcer son plus grand sourire. »

    Les mots de Mia résonnèrent dans ma tête. Je n'avais pas entendu sa voix depuis des années, et pourtant, j'avais l'impression de la sentir me répéter ces mots dans mon esprit. C'est vrai. C'était ma ligne directrice, ce qui m'avait tiré de nombreuses situations désespérées. Croire en mon client jusqu'à la fin, rester droit et sourire pour ne pas le faire paniquer alors qu'il à besoin d'aide. Je souris devant le miroir pour me donner du courage. Je redressais mon dos bien droit afin de reprendre une posture convenable et démontrant de la confiance. Et pourtant, je ne pouvais pas contenir les légers tremblements dans mes genoux, qui trahissaient mon incertitude. Puis, une autre voix résonna comme un écho dans ma tête :

« Le seul moment où un avocat a le droit de pleurer, c'est lorsque tout est fini. »

    Mes genoux s'arrêtèrent progressivement de trembler. Je pris une grande inspiration et planta mon regard dans celui de mon reflet. Je n'ai plus le droit de paniquer. Je n'ai pas encore le droit de m’effondrer. Cette course mettre fin à l'Âge sombre de la Loi ne fait que commencer. Je ne suis plus désarmé. Je n'ai plus de boulet à traîner. J'ai des personnes que je dois guider. Voilà ce que je me suis dit, tout en réajustant ma cravate. Je me suis alors mis à imaginer Apollo faire ses vocalises habituelles, et crier « JE VAIS BIEN ! », et Vérité le joindre dans son enthousiasme. Cette pensée me fit sourire me remplit étrangement d'une détermination nouvelle. Je passa mes mains sur mes cheveux pour m'assurer qu'ils étaient bien en place et me dirigea vers la porte de l'Agence, saluant mes protégés avant de sortir.
    La première étape de mon grand retour ne pouvait être que des remerciements grandement mérités à Benjamin Hunter. S'il n'avait pas joué de ses relations et enclenché certaines procédures, je n'aurais certainement pas récupéré mon badge. Tout du moins, pas aussi rapidement. Cela faisait longtemps que je n'étais pas passé le voir. A part d'occasionnels coup de fil, je n'avais pas eu le temps de prendre de ses nouvelles. Et très franchement, au vu de la situation dans laquelle je me trouvais, j'avais besoin de temps seul pour me reconstruire. Apprendre à être père, aussi a été plus compliqué que prévu et m'avait occupé bien des journées. Apprendre à être le père d'une petite graine de magicienne surtout.
    Atteindre le bâtiment du barreau n'était pas une tâche ardue. Cependant, trouver le bureau d'Hunter, c'était autre chose. Je me perdis dans les couloirs pendant quelques minutes. Je n'avais pas remis les pieds ici depuis un bon moment. Je demanda à la première personne qui passait, avec un sourire un peu gêné, l'emplacement du bureau de mon vieil ami, avant de me diriger vers ce dernier. Je toqua à la porte et attendit que l'on me fasse signe d'entrer pour l'ouvrir et poser le pied dans le bureau du procureur. L'endroit n'avait clairement pas perdu de son élégance. Du Hunter tout craché. Il n'avait pas perdu de sa brillance, ni de sa finesse presque un peu trop exagéré. Rien à voir avec le bazar organisé de l'Agence. J'eus une pensée compatissante pour le pauvre Apollo qui devait la ranger aujourd'hui.
Je me dirigea vers le bureau d'Hunter avec un sourire sur le visage, ma veste de costume pendouillant sur mon bras gauche. Je tendis ma main libre vers mon ami :

« Salut Hunter. Ça fait un bail. Je vois que rien n'a changé ici. »

    Dis-je avec le plus grand naturel du monde. Je le regardais avec nostalgie, retraçant toutes ces années où nous avons été amené à nous côtoyer. Je sentais mon regard bienveillant et heureux de pouvoir revoir un ami cher. J'attendis qu'il me saisisse la main -ou pas- avant de poursuivre :

« Je suis content de te revoir. Je suis venu te remercier pour tout ce que tu as fais pour moi. On dirait que je te suis redevable, encore une fois. Comment vas-tu ? »
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Benjamin Hunter
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Lun 24 Oct - 23:55
Demain, Hunter devrait se rendre au Tribunal pour observer des procès. Une demande stupide de Franziska qui voulait encore une fois "le garder à niveau". Mais ce qui brûlait les lèvres d'Hunter, c'était de lui dire que contrairement à elle, il n'était pas parti en voyage avec Interpol mais avait du rester ici à gérer ce tas d'incompétents.
Si Benjamin était aussi amer aujourd'hui, ça n'était pas parce que Boulay avait encore raté une stupide affaire de dégradation de haie entre voisins, ni parce qu' O'Brien était encore arrivé en retard alors qu'une réunion était prévue ce matin là. Non, Hunter avait l'habitude de ce genre de désagréments du quotidien. Ce qui l'avait rendu particulièrement amer, c'était la vue d'un costard bleu dans la rue, se rendant en direction du bâtiment qu'il occupait avec sa bande de joyeux lurons. Un avocat tout neuf, presque nonchalant se dirigeait vers lui en ce moment même.

Benjamin Hunter s'était figé, avant de laisser son front se coller à la vitre refroidie par les premières fraîcheurs hivernales. Le contact avec le froid l’apaisa un peu. Il ferma les yeux quelques instants.

« Il t'a sauvé la vie. Il a lavé ton nom. »

-Je sais ...

Manquant de sommeil, Hunter sentait sa volonté s'affaiblir certains jours. Aujourd'hui était l'un de ces jours-là. Il ne voulait pas lui faire face. Pas aujourd'hui. La force, il ne la trouvait déjà plus pour aller se faire un thé, alors le revoir ...
Il s’efforça d'imaginer ce qu'il pourrait lui dire quand il rentrerait dans ce bureau, mais il ne trouvait ni les mots, ni la manière de les assembler. Lui qui était assez souvent sûr de lui, n'était néanmoins pas étonné. Il avait toujours su lui faire perdre ses moyens.

Le temps lui manque. Depuis combien de temps l'a t-il aperçu dans la rue ? Cinq minutes ? Dix ? Une ? Il s'était perdu dans ses pensées. Mais il continuait à regarder au dehors, comme s'il espérait y trouver une solution, miraculeusement. Puis soudain, quelqu'un toque à sa porte. Rapide. Benjamin fit volte-face et lui dit d'entrer. Il entre, et regarde tout autour comme un enfant dans un magasin de jouet. Pas étonnant, en comparaison de son cabinet ...

-Phoenix Wright.

Hunter se contenta d'un poli salut de la tête avant de s'asseoir derrière son bureau, comme si celui-ci allait le protéger de quoique ce soit.

« Je suis content de te revoir. Je suis venu te remercier pour tout ce que tu as fais pour moi. On dirait que je te suis redevable, encore une fois. Comment vas-tu ? »

-Il semblerait, en effet.

A la question de son bien-être, il ne répondit pas et détourna la tête, regardant une vieille photo de Phoenix, Tektiv, Paul, Maya et Hunter sur son bureau.

-Tu veux dire à part le retour de Gant, et le fait qu'on soit 1 Procureur pour 20 dossiers ?

L'avoir en face le mettait réellement mal à l'aise, il se leva alors et retourna faire face à la baie vitrée derrière son bureau. Contrairement à ce qu'il avait pensé, cela rendait la tâche encore plus difficile.

-Pourquoi es-tu là, Wright ? Je veux dire ... vraiment ?

Hunter se pétrifia lui même. Pas par la fraîcheur qui se dégageait de la vitre, mais par ses propres mots. Plusieurs fois il s'était imaginé ce qu'il devrait dire s'il se trouvait face à lui. Il avait toujours imaginé des versions où il aurait le dessus par une argumentation implacable. Dans ses bons jours, il s'imaginait tout lui pardonner et lui serrer la main amicalement. Mais aujourd'hui, il était incapable de sortir un seul reproche. En tous cas, pour le moment.

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Phoenix Wright
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Jeu 10 Nov - 16:36
Si il y avait bien une chose à laquelle je m'attendais, c'était d'avoir en face de moi, un Benjamin Hunter formel certes, mais manifestant une joie maladroite de me revoir. Je le connaissais bien après tout ce temps, même après ces années plutôt calmes, voir même silencieuses. Du moins je croyais le connaître. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à une telle froideur dans les propos de mon ami. Les mots qui sortirent de sa bouche faisaient l'effet d'une tempête de neige. Hunter avait toujours été quelqu'un qui ne laissait pas passer facilement ses émotions, mais avec le temps, j'avais appris à le connaître et à lire en lui. Et il me donnait très souvent l'impression que c'était réciproque. Et encore une fois : ce n'était visiblement pas le cas. Il n'était visiblement pas de bonne humeur et semblait m'en porter rigueur.
    Un premier signal me confirma cette idée : Il prononça mon nom entier. Ah. J'avais l'habitude qu'il m'appelle Wright, il ne m’appelait jamais Phoenix (probablement à cause de notre métier, et surtout parce que c'était devenu une habitude) mais qu'il m'appelle par mon nom complet, il n'avait pas fait ça depuis les premières affaires où nous nous sommes affrontés au tribunal. En ce sens là, j'avais l'impression d'entendre Franziska Von Karma parler, et Dieu sait que me remémorer cette jeune femme pouvait parfois être douloureux. Comme si mon corps se rappelait de la souffrance de chacun de ses coups de fouet, à chaque fois que mon inconscient pensait brièvement à elle. Cela va donc sans dire, entendre Hunter articuler des mots semblables n'avait rien d'un effet positif. Mais bon. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Je pris donc la décision de passer au dessus et de le laisser répondre à mes questions.
    Cependant, quand Hunter était lancé dans sa mauvaise humeur, il fallait s'attendre à ce qu'il continue. Et visiblement, j'avais le droit au tacle bien salé, partie 2. Une appréciation sèche. Passe encore, ça arrive tout le temps quand il est de mauvaise humeur, surtout quand on s'appelle Tektiv. De l'ironie pour décrire son humeur ? Ah. Là, il y avait plus de sel que d'habitude. Je garda le silence, mais mon regard laissa passer le profond désarroi que je ressentais. Je baissa le regard vers le sol une demi seconde en poussant un soupir presque inaudible et en pensant :

*C'est toujours un plaisir de te revoir de si bonne humeur après toutes ces années, Hunter. *

    Je redirigea mes yeux vers mon ami d'enfance, pour faire face à une question qui me fit hausser un de mes sourcils, fronçant l'autre. J'avais pourtant à mon sens été clair sur la raison de ma venue, et voilà que l'on remettait en question cette dite raison. Le manteau toujours pendouillant sur mon bras gauche, je posa machinalement mon poing droit sur ma hanche en posant mon regard dans celui d'Hunter pour essayer de lire en lui, guettant la moindre réaction qui me traduirait précisément sa pensée.

« Je te l'ai dit Hunter. Je suis simplement venu te remercier pour ce que tu as fais, et te rendre visite, comme ça faisait longtemps que je n'étais pas passé. J'avais juste envie de passer du temps avec mon ami. Tu as visiblement l'air enchanté. »

    Je marqua une pause. Ma respiration était calme. J'avais pris la décision de ne pas me confronter directement à Hunter. Il me lançait des pics, j'allais en faire de même. S'il continuait, alors je lui demanderais ce qu'il se passait. Pour le moment, je préférais tout remettre sur le compte de la situation stressante à laquelle il faisait face. C'était certes égoïste, mais je ne voyais pas le dialogue continuer autrement. Je n'allais pas avoir droit à une discussion tranquille à parler du bon vieux temps, en tout cas, je n'en avais pas l'impression.

« J'ai entendu parler de cette histoire de Gant. Je n'arrive toujours pas à  y croire. Comment se présente la situation ? »

    Gant. Voilà un nom que je n'avais pas entendu depuis presque 10 ans. Le nom d'un homme qui avait gâché les vies de nombreux employés de la police, mais aussi celles de deux sœurs qui ne pouvaient compter que sur elles-mêmes. Un homme qui était à présent de retour sur la scène de la "justice" et cela ne présageait rien de bon. Je croyais l'avoir enfermé derrière des barreaux jusqu'à la fin de ses jours. Et on dirait bien que je me suis gravement trompé.
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Benjamin Hunter
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Mar 15 Nov - 22:48
Benjamin serra les dents. Phoenix avait l'air de vouloir jouer aux idiots, et Hunter était assez mature pour ne pas rentrer dans ce petit jeu. Il ignora son air faussement imbécile. Soit Wright était stupide pour ne pas comprendre ce qui n'allait pas, soit il était irrespectueux et ne voulait simplement pas reconnaître ses torts.
Hunter se dirigea vers sa bouilloire dans un coin de la pièce pour mettre de l'eau à chauffer. Le manque de théine l'empêchait de réfléchir correctement. D'un geste de la main, il invita l'avocat à s'asseoir sur le divan à gauche du bureau.

-Du thé ?

Pourquoi lui adresser la parole devait être aussi dur ? Mieux valait ne pas démarrer une guerre tout de suite. Si l'hérisson voulait jouer au plus idiot, il resterait pendant des heures et il serait impossible de se débarrasser de lui. Mieux valait se contrôler et le faire déguerpir rapidement.

-Incroyable, n'est-ce pas ? Ceci dit, pour moi qui suit les affaires juridico-politiques depuis son enfermement, je ne peux pas dire que ce soit si surprenant que cela. Il est de notoriété publique que Gant a toujours eu des relations importantes avec des hauts-placés politiques. Je m'attendais à une réduction de peine mais une nouvelle nomination comme Chef de la Police ... Simplement impensable.

L'eau avait chauffé et le Procureur Général servait le thé dans un de ses jolis services en porcelaine. Il retourna s’asseoir à son bureau.
De quoi parler maintenant ? Pourquoi les relations entre humains étaient-elles si compliquées ? Hunter n'allait sûrement pas prendre de nouvelles et parler de la période de disparition de Wright, il ne manquerait plus que ça. Non, parler de son avorton d'apprenti serait un sujet plus convenable.

-Tu dois être au courant, mais j'ai affronté ton poulain récemment. L'Affaire DE-0. Un dossier relativement simple. Il s'est bien débrouillé mais a eu besoin d'un peu d'aide à la fin. Une recrue prometteuse. Ou l'a tu trouvé ?

Il n'avait même pas usé de sarcasmes. Rester calme, il le fallait à tout prix. Hunter se demanda ce que Franziska dirait si elle était là. Lui conseillerait-elle de le foutre à la porte ou de renouer les liens avec lui ? Connaissant la Procureure, il penchait plutôt pour la première option.

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