Simulation de tribunal / RPG dans l'univers Ace Attorney - Phoenix Wright !
 

Rencontre inattendue [Sebastian / Will / Amy]

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Sebastian Debeste
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Mer 19 Oct - 2:12
Sebastian et Will étaient partis ensemble faire un tour dans la ville. En partie parce que ce dernier souhaitait découvrir un peu le quartier suite à son retour, mais aussi et surtout parce que les deux hommes avaient faim, Will en particulier. À peine étaient-ils sortis du bâtiment du Barreau que Sebastian fit dans sa tête l'inventaire des différents endroits qui accepteraient de les servir de si bonne heure, car oui, il n'était que 11 heures.  Après quelques minutes de réflexion, seulement deux endroit lui sont venus en tête : Le restaurant Bellissima, et le bistrot « À la bar ». En y repensant Sebastian avait entendu parler de la cuisine du premier, qualifiée de pas terrible, trop chère, dégueulasse... Oui, le choix allait être vite fait, ils allaient plutôt aller au bistrot. Il valait mieux ne pas tenter de manger quelque chose que la majorité considérait comme mauvais. Et en plus, le « À la bar » avait une certaine réputation auprès des personnes bossant dans le domaine de la loi, ce qui faisait d'une pierre deux coup.
« Quoique, Will... Il a bien dû manger des rations militaires, lors de ses 2 années de service ? Ça ne pourrait pas être pire que ça ». Sebastian rigola intérieurement quand ceci lui est venu à l'esprit, que que Will a sûrement dû remarquer étant donné qu'un sourire niais commençait à se dessiner sur son visage.

Après quelques minutes de marche, les deux hommes arrivèrent devant le bistrot. Il n'y avait même pas besoin de mettre un pas dedans qu'on pouvait déjà ressentir l'ambiance des lieux juste à en voir l'intérieur : Un bar extrêmement long avec bon nombre de gens de toutes les générations assis devant, le barman et ses étagères sur lesquelles étaient alignées et parfaitement triées des bouteilles de toutes sortes : Alcools, sodas, jus de fruits...
Sebastian fit un petit geste de la main à Will, et ils rentrèrent à l'intérieur du bâtiment. Une fois dedans, le gérant et aussi barman leur demanda pour quelle raison ils étaient venus ici : Boire ou manger.

- Oh, nous sommes venus ici pour manger ensemble, tout les deux. Rassurez-moi, c'est bien possible à cette heure-ci ?

- Bien sûr, pas de soucis ! Si vous voulez bien me suivre, je vais vous installer sur une table.

Sur ces mots, le gérant prit 2 cartes dans des tas posés au bout du bar leur fit signe de le suivre, ce que les deux hommes s'empressèrent de faire. Au final, ils furent installés sur une table au bout du bar, loin des autres personnes déjà présentes. Il n'y avait qu'une seule autre table prise à proximité, et sur laquelle était installé une femme visiblement occupée par quelque chose. Une fois assis, le gérant leur donna une carte chacun, celle des plats, et leur posa la question habituelle :

- Alors, qu'est-ce que vous souhaitez boire, jeunes gens?

La réponse de Sebastian à cette question fut directe. Il allait prendre la même chose que d'habitude.

- Pour moi, ce sera un coca, s'il vous plait. Will, tu souhaites peut-être voir la carte des boissons, vu que c'est la première fois que tu viens ici ?
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Raymond Shields
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Mer 19 Oct - 2:50
Après être sorti du bâtiment du barreau, Will suivi Sebastian, qui semblait savoir où il allait. Après tout, où allait-il aller tout seul s'il ne savait où aller ? Sebastian avait fait allusion à des pizzerias ou des fast food tout à l'heure, et il fut agréablement surpris quand il vit celui-ci se diriger vers un bar. Entrés dans le bar, l'ambiance de celui-ci était particulièrement avenante. La stéréo passait une radio visiblement tournée Jazz, et pendant que Will s'attardait sur ce détail, Sebastian avait déjà demandé au Barman de consommer. Il suivi son collègue qui s'assit à une table avec deux chaises, à côté de laquelle était situé une autre petite table avec une jeune femme trop préoccupée par quelque chose pour s’intéresser à eux. Puis, le gérant s'approcha d'eux, leur apporta la carte et leur demanda :

- Alors, qu'est-ce que vous souhaitez boire, jeunes gens?


Sebastian semblait connaitre l'endroit. En effet, il répondit du tac au tac :

- Pour moi, ce sera un coca, s'il vous plait. Will, tu souhaites peut-être voir la carte des boissons, vu que c'est la première fois que tu viens ici ?Celui-ci répondit, en s'adressant directement au barman :
- Pour le moment, je prendrai juste un café, et puis la carte des consommations. Dites moi, by the way, vous savez faire le café comme en Amérique ?

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Sebastian Debeste
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Mer 19 Oct - 4:20
- Pour le moment, je prendrai juste un café, et puis la carte des consommations. Dites moi, by the way, vous savez faire le café comme en Amérique ?

Finalement, Will décida de prendre un café, sans même demander à voir les diverses boissons servies ici. Enfin, son choix n'avait rien d'étrange. Après tout, quel établissement propose toutes sortes de boissons, mais pas du café ? Le seul détail qui gênait Sebastian, c'était s'il savait fait faire un café à la façon des américain. Est-ce que ça changeait vraiment quelque chose ? Alors qu'il y réfléchissait, le barman répondit à la question de Will :

- En effet, nous savons faire le café comme chez les ricains, monsieur ! Je vous ramène ça tout de suite!

Il sortit un bout de papier de sa poche ainsi qu'un crayon, puis commença à griffonner dessus avant de repartir en direction du bar. Sûrement pour garder une trace de leur commande. Sebastian s'adressa ensuite à Will, l'air interrogatif :

- Dis-moi, est-ce que ça change vraiment quelque chose, cette façon de faire ? Je n'ai jamais bu de café de ma vie, et du coup je ne comprends pas trop pourquoi tu lui as demandé ça. Il posa sa veste rouge à côté de lui, puis reprit: Enfin, parlons d'autre chose. Je pense que tu serais surpris d'apprendre qu'ici, c'est un bistrot surtout fréquenté par les avocats, les procureurs ainsi que les policiers. C'est justement pour ça qu'il s'appelle « À la bar ». Un jeu de mots qui colle plutôt bien, tu ne penses pas ?

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Raymond Shields
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Mer 19 Oct - 19:41
- En effet, nous savons faire le café comme chez les ricains, monsieur ! Je vous ramène ça tout de suite! Will n'a visiblement pas vraiment apprécié que le Barman dise " les ricains " et fit un léger rictus de dégout.

Le Barman s'éloigna vers le bar et Sebastian s'adressa directement à Will :

- Dis-moi, est-ce que ça change vraiment quelque chose, cette façon de faire ? Je n'ai jamais bu de café de ma vie, et du coup je ne comprends pas trop pourquoi tu lui as demandé ça. Il posa sa veste rouge à côté de lui, puis reprit : Enfin, parlons d'autre chose. Je pense que tu serais surpris d'apprendre qu'ici, c'est un bistrot surtout fréquenté par les avocats, les procureurs ainsi que les policiers. C'est justement pour ça qu'il s'appelle « À la bar ». Un jeu de mots qui colle plutôt bien, tu ne penses pas ?

Will s'étonna que Sebastian ne connaisse pas le café américain, et même qu'il ne boive jamais de café ! Will lui répondit :

- Et bien, un café américain est un café préparé à base d'un expresso et d'eau chaude. Très proche du Long black, mais avec l'expresso avant l'eau, ce qui a pour effet de dissoudre la cream. Il déposa à son tour son manteau, et repris : Et puis, en effet le jeu de mots en assez flagrant, même pour moi qui viens d'Amérique...

Le barman revint avec la carte des consommations et repartit aussi tôt, il était visiblement assez débordé. Will s'en saisi, et commença à scruter la liste des plats disponibles. Pendant sa réflexion, il posa une question à Sebastian :

- Dis moi Sebastian... Pourquoi tu dis " coca ", on dit pas un Diet Coke ? Je veux dire, pourquoi appeler une boisson par le nom de la marque qui la produit ? Il rajouta, en s'approchant de son interlocuteur et en chuchotant : Et alors, comment tu la trouve la fille assise à côté de nous ? Il souria.

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Amy Kuss
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Mer 19 Oct - 21:49

Rencontre Inattendue
Can't I just eat in peace for one time in my life?

Sebastian & Will & Amy
Elle n'avait pas le temps de manger mais il fallait bien qu'elle ingurgite quelque chose si elle voulait tenir la journée et elle avait déjà zappé le petit déjeuner le matin-même, bien qu'elle ai compensé en ingurgitant tellement de cappuccino et mokaccino qu'elle allait certainement faire un infarctus à trente ans. Elle voyait presque les repas comme des corvées de toute façon, elle avait bien plus de choses à faire, à savoir présentement remplir des dossiers d'affaires qu'elle avait classé entre l'année précédente et sa toute première affaire. Des affaires terminées depuis un certain temps donc, mais qu'elle tenait toujours à réécrire dans un élan un peu trop perfectionniste.

Elle ne faisait pas vraiment attention à ses voisins, trop occupé à finir de remplir les deux dossiers qu'elle avait emporté avec elle pour occuper son heure de repas sans trop perdre de temps. C'était sûrement un peu trop compulsif de sa part, d'être ainsi à travailler tout le temps, mais elle avait étudié si dur, mis tellement d'efforts dans ses études… Il était hors de question qu'elle laisse tout ça s'effondrer parce que la vie active l'aurait ramollie, ça non.

Pour le moment, je prendrai juste un café, et puis la carte des consommations. Dites moi, by the way, vous savez faire le café comme en Amérique ?

Elle ne faisait pas attention, mais ce n'était pas pour ça qu'elle n'entendait pas. Et l'accent étasunien de cet homme la ramena directement chez elle, dans le pays de l'hamburger, d'Obama et du racisme oppressant de certains états. Parfois, l'Amérique lui manquait. Il lui arrivait encore, quand elle était en colère principalement, de retrouver inconsciemment son accent texan. Elle n'était pas totalement d'accord avec le coup du café comme en Amérique cependant, tout ce qu'elle avait bu boire au pays avait le goût que devait avoir l'eau de la machine à laver après lavage.

Elle détourna son attention des deux hommes sans même leur accorder un regard toute façon. Elle entend vaguement parler de choses triviales, comme le fait que le bar s'appelle ainsi pour une raison bien précise qui, elle, le l'intéresse guère. Elle interpelle un serveur qui passe par là pour demander combien de temps encore son plat va mettre à lui parvenir, elle a désormais fini entièrement les deux dossiers qu'elle a emporté et il lui tarde de repartir finir le reste. Elle n'avait pas de client récemment, mais cela ne voulait pas dire qu'elle n'avait pas de travail. Sans compter qu'il fallait encore qu'elle remplisse sa fichue feuille d'impôt qui traînait depuis un petit moment sur son bureau.

Et alors, comment tu la trouve la fille assise à côté de nous ?

Le chuchotement lui parvient à l'oreille malgré la discrétion dont il se veut couvert. Raté pour le coup, elle l'entend. C'est un défaut des mecs ça, se croire discret quand ils reluquent une femme alors qu'ils ne le sont pas forcément. Amy est placée relativement face à l'Américain, c'est l'autre qui lui fait dos. Elle adresse un regard un rien froid à la personne qui a donc parlé, Bill ou quelque chose du genre si elle avait entendu correctement.

Vous savez, je peux vous entendre. Et je ne crois pas que ce soit une très belle façon de parler d'un femme, mister USA. En tout cas je ne crois pas me souvenir que c'est une façon traditionnelle américaine.

On vient à ce moment là livrer les boissons des deux hommes, le coca et le fameux café americano. Elle regarde la personne qui les a apportés, une personne qui semblait réellement aimable, et elle ne s'énerve pas contre lui, pas son genre de s'énerver facilement, mais elle ne peut empêcher un certain agacement de transparaître dans sa voix.

Excusez-moi ? J'attends mon plat depuis bien dix minutes, est-ce que ça va bientôt arriver ? Je suis assez pressée...
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Sebastian Debeste
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Jeu 20 Oct - 12:16
Will expliqua brièvement comment le café à l'américaine était réalisé à Sebastian, mais ce dernier avait du mal à suivre : Pour lui, tous les types de cafés étaient la même, donc des termes comme « Expresso », un « Long Black » ne lui parlaient absolument pas, et il n'avait clairement pas envie d'avoir un cours sur le café et ses diverses variantes. Il fit un hochement de tête et fit semblant de comprendre.

Quelques moments plus tard, le barman passa brièvement pour leur donner la carte des plats, puis repartit dans la foulée, l'air visiblement débordé. Étrange, le bar n'avait pas l'air si bondé que ça aujourd'hui... Enfin, par rapport à ce que Sebastian avait pu voir d'autres fois, il n'y avait pas grand monde. Will s'empressa de regarder la carte, et il avait bien raison : Elle était suffisamment variée qu'il y trouverait sûrement son bonheur. Pendant que ses yeux parcouraient la carte, il demanda :

- Dis moi Sebastian... Pourquoi tu dis "coca", on dit pas un Diet Coke ? Je veux dire, pourquoi appeler une boisson par le nom de la marque qui la produit ?

- Bah... C'est ce que l'on dit toujours ici, c'est une habitude. Si tu demandes un « Diet Coke », je ne pense pas qu'on te comprendra.

À peine il finit de dire ça que Will commença à se rapprocher de lui pour lui chuchoter...

- Et alors, comment tu la trouve la fille assise à côté de nous ?

...Il venait quand même pas de dire ça ? Sebastian pouvait sentir son visage rougir de gène. Il devait sûrement être rouge comme une tomate à l'heure actuelle. Surtout si on prit en compte la façon de Will de le dire : Si c'était censé être un chuchotement, c'était plutôt raté. Il restait juste à espérer que la femme derrière n'avait rien entendu. Sebastian prit une bouffée d'air avant de lui répondre, mais il n'eut pas le temps de dire le moindre mot qu'une voix derrière lui se fit entendre.

- Vous savez, je peux vous entendre. Et je ne crois pas que ce soit une très belle façon de parler d'un femme, mister USA. En tout cas je ne crois pas me souvenir que c'est une façon traditionnelle américaine.

« Will, je te déteste. », pensa Sebastian. Maintenant, il était dans une situation pour le moins embarrassante, mais ça aurait pu être bien pire. Il aurait pu dire quelque chose à propos de la femme derrière lui, et Will aurait pu lui demander ça de bien d'autres façons.
C'est à ce moment que le barman leur ramena les boissons. Sebastian prit la paille qui était avec son coca, la mit dans la bouteille puis commença à siroter la boisson sucrée. Le même barman fut ensuite interpellé par la femme, qui semblait agacée aussi bien par la remarque de Will que par sa commande qui n'était toujours pas arrivée.

Sebastian avait maintenant l'envie de se retourner pour finalement voir la femme. Il devait l'admettre, la question de Will avait quand même piqué sa curiosité quand à son apparence. En se retournant, son regard croisa celui de la femme, une jeune aux long cheveux noirs et aux yeux verts.
...Il devait le reconnaître, elle était plutôt jolie. Mais il n'allait pas le dire à Will : Il sentait que ce dernier l'embêterai avec ça à la moindre occasion. Il était sûrement encore plus rouge qu'avant, et commença à engager la discussion :

- Ex-excusez-moi, je suis désolé pour ce que Will a pu dire. Il a tendance à être un peu maladroit par moments. Il passa sa main dans ses cheveux. Sinon, vous aussi, vous avez remarqué que le service est long ? C'est bizarre, c'est plutôt calme aujourd'hui ?

Le regard de Sebastian descendit sur la table, sur laquelle étaient éparpillés bon nombre de papiers ainsi que plusieurs tasses. Visiblement, elle était en train de bosser là depuis un petit moment. Était-ce une de leurs collègues ? Une inspectrice ? Une avocate ? Difficile à dire, étant donné qu'elle était habillée comme une personne normale.

- Et rien à voir, mais vous travaillez dans le domaine de la loi ? Ces papiers m'ont tout l'air d'être des papiers judiciaires. De plus, c'est un bar très fréquenté par les gens liés de près ou de loin au Barreau, donc...
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Raymond Shields
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Jeu 20 Oct - 15:15
En réalité, Will avait fait un peu exprès de parler un peu fort pour attirer l'attention de cette femme. Will adorait chercher les femmes et flirter avec elles, et ça devait faire plusieurs années qu'il n'avait pas eu l'occasion de s'amuser. Après tout, il venait de se taper 2 ans de service militaire et avant, il n'avait pas vraiment un physique avantageux. Cependant, maintenant qu'il avait une carrure musclée de deux ans d'efforts journaliers, il se sentait revivre et comptait en profiter. Et puis, Sebastian avait visiblement beaucoup de mal avec les femmes et le déstresser un peu ne pourrait que lui faire du bien. Mais du coup, vu la réaction de la femme...

- Vous savez, je peux vous entendre. Et je ne crois pas que ce soit une très belle façon de parler d'un femme, mister USA. En tout cas je ne crois pas me souvenir que c'est une façon traditionnelle américaine
.

... elle ne l'a pas vraiment bien pris. Et Sebastian non plus à vrai dire. Sebastian l'a même fusillé du regard... Amazing ! Mais cette femme avait détecté ses petits tics de langage, elle était sûrement anglophone. Un bon feeling en perspective... Sebastian pris la parole :


- Ex-excusez-moi, je suis désolé pour ce que Will a pu dire. Il a tendance à être un peu maladroit par moments.
Il passa sa main dans ses cheveux. Sinon, vous aussi, vous avez remarqué que le service est long ? C'est bizarre, c'est plutôt calme aujourd'hui ?

Il regarda la table voisine et continua :

- Et rien à voir, mais vous travaillez dans le domaine de la loi ? Ces papiers m'ont tout l'air d'être des papiers judiciaires. De plus, c'est un bar très fréquenté par les gens liés de près ou de loin au Barreau, donc...


Great, great... se dit Will. Sebastian commençait à prendre des initiatives et poser des questions à cette femme. Ça amusait Will, ça lui changeait un peu de l'Amérique où il n'en a pas vraiment eu l'occasion.

Il dit à la femme :

Indeed, vous semblez avoir un lien avec le Barreau. Et puis, cela semble ressembler à des dossiers d'avocats, bien que j'en sois très peu sûr. Et puis, il ne fallait pas prendre comme ça la messe-basse que j'ai dit à Seb', si on s'intéresse à vous, ça ne peut qu'être positif, am I wrong ? Will sourit.

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Amy Kuss
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Ven 21 Oct - 9:27

Rencontre Inattendue
Ask me about my feminist agenda

Sebastian & Will & Amy
Elle aurait bien espéré que la conversation en resterait là, elle ne tenait pas à commencer à perdre encore plus de temps qu’elle n’en perdait déjà. Elle pouvait aussi tout simplement les ignorer, bien sûr, mais elle n’aimait pas cela. Il fallait quand même défendre sa place de femme dans le monde, et même tout simplement dans le métier d’avocat qui pouvait parfois être cruel avec elles. Elle n’aimait pas jouer la féministe, la plupart des gens dans cette case étaient vus comme hystériques et folles furieuses et ce n’était pas une réputation dont elle avait besoin dans son métier où la tête froide primait. Mais que voulez-vous ? On finit par réagir face au mauvais traitement que l’on reçoit. On ne peut pas passer sa vie fermer les yeux. Boys will be boys, mais il serait plus que temps qu’ils grandissent et deviennent un peu des hommes. Surtout qu’aussi jeune semblait-il être, il semblait aussi tout à fait majeur et adulte.

Le deuxième type se retourne assez peu discrètement, sûrement sans chercher à l’être de toute façon, mais son visage rougit montrait qu’il semblait gêné de la remarque de son camarade, au moins une bonne chose bien qu’aux yeux d’Amy, ce n’était pas vraiment à lui d’être gêné. Mais bon. On disait que seul les coupables vivaient à tête reposée.

Ex-excusez-moi, je suis désolé pour ce que Will a pu dire. Il a tendance à être un peu maladroit par moments. Sinon, vous aussi, vous avez remarqué que le service est long ? C'est bizarre, c'est plutôt calme aujourd'hui ?

Voilà qu’il tentait de faire la conversation, une chose qu’Amy n’avait pas forcément envie de faire mais qu’elle allait quand même devoir se taper, semblerait-il. « Je vais vraiment come back late at the office. Damn, why is there always something contre moi ? », pense-t-elle, son fort intérieur mélangeant les langues comme nombres bilingues. Elle fixe un peu le jeune homme qui lui parle, elle le reconnaît bien sûr. Ils avaient été diplômes pratiquement au même moment, elle pour devenir avocate, lui pour devenir procureur. La seule différence c’est qu’à ce moment-là elle avait 23 ans et lui 17, ce qui l’avait profondément dégoûtée, elle qui travaillait si dur pour y arriver et qui se trouvait face à un type qui n’en avait même pas vraiment besoin.

Ce n’est pas à vous de vous excuser des remarques d’un autre. Et oui le service est lent.

Pas plus de mots, se montrer trop éloquente pourrait lui faire croire qu’elle voulait vraiment parler avec lui. Des phrases courtes, au moins, avaient le mérite de montrer qu’il n’y avait pas forcément d’ouverture pour une possible discussion.

Et rien à voir, mais vous travaillez dans le domaine de la loi ? Ces papiers m'ont tout l'air d'être des papiers judiciaires. De plus, c'est un bar très fréquenté par les gens liés de près ou de loin au Barreau, donc...

Okay, elle retirait ce qu’elle avait pu penser de positif sur ce type, il n’était pas mieux. Après que son pote ai décidé de parler d’elle comme si elle n’était qu’un cheval dont on examinait les dents avant de le vendre, voilà que lui se permettait de jeter un œil sur ses affaires comme s’il était tout à fait normal de fouiner comme ça.

Indeed, vous semblez avoir un lien avec le Barreau. Et puis, cela semble ressembler à des dossiers d'avocats, bien que j'en sois très peu sûr. Et puis, il ne fallait pas prendre comme ça la messe-basse que j'ai dit à Seb', si on s'intéresse à vous, ça ne peut qu'être positif, am I wrong ?

Elle aurait presque envie de se frapper le visage de la paume de la main. Elle aurait aimé dire que l’Amérique lui manquait vis à vis de la façon d’aborder les jeunes femmes, mais après tout la France était peut-être un peu mieux sur ce point. Ca n’en rendait pas moins certaines techniques d’abordage bien lourdes moins insupportables. Elle regroupa ses papiers et colla son stylo derrière son oreille, retenant certains de ses cheveux pour les tenir loin de ses yeux.

Oui, je suis avocate. Et je sais que vous, Debeste, êtes procureur, même si je ne suis pas totalement surprise que vous ne me reconnaissiez pas, nous n’avons jamais échangé plus que quelques mots. Quand à vous, Mister Will si j’ai bien compris, yes you are wrong.. Vos messes basses comme vous dites, montre un intérêt purement physique voire charnel, qui rabaisse les femmes au rang d’objet qu’on regarde dans une vitrine. Et si jamais vous pensez continuer à tenter, je préfères le dire tout de suite : pas le temps, pas intéressée.

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Sebastian Debeste
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Ven 21 Oct - 10:09
Le début de la conversation n'était pas trop mal : Même si Sebastian pouvait sentir que la femme n'avait nullement envie de faire une conversation à en juger par ses réponses brèves, au moins elle ne l'avait pas envoyé bouler. Du moins, jusqu'à l'intervention de Will, qui n'avait visiblement pas arrangé les choses. Elle avait remis de l'ordre dans sa paperasse et remit un peu sa coiffure en place avant de froidement leur répondre :

- Oui, je suis avocate. Et je sais que vous, Debeste, êtes procureur, même si je ne suis pas totalement surprise que vous ne me reconnaissiez pas, nous n’avons jamais échangé plus que quelques mots.

Elle le connaissait ? Sebastian était surpris, et surtout ne comprenait pas vraiment. Où avait-il bien pu la rencontrer ? Sûrement pas dans le district de Toulouse, il y a travaillé suffisamment longtemps pour connaître les juristes de la zone, et en plus ça serait une énorme coïncidence que la femme soit elle aussi présente dans le coin. En y réfléchissant un peu plus, il pensa à un autre endroit possible : L'académie Themis. Mais ça ne collait pas. Quand il étudiait là-bas, les classes étaient séparées. Les futurs avocats avaient leur classe dédiée, les procureurs aussi et ainsi de suite. C'était donc impossible qu'ils étaient dans les mêmes classes.

...Il avait beau y réfléchir, il n'arrivait pas à se souvenir d'elle. Ce qui n'était pas réciproque, visiblement : Elle, par contre, avait l'air de bien se souvenir de lui, et pas forcément en bien, s'ils n'avaient échangé « que quelques mots par le passé ».

- Quand à vous, Mister Will si j’ai bien compris, yes you are wrong.. Vos messes basses comme vous dites, montre un intérêt purement physique voire charnel, qui rabaisse les femmes au rang d’objet qu’on regarde dans une vitrine. Et si jamais vous pensez continuer à tenter, je préfères le dire tout de suite : pas le temps, pas intéressée.

Elle ne voyait pas forcément Will d'un bon œil non plus pour tenir de tels propos. Même si vu ce qu'il avait dit auparavant, c'était compréhensible : N'importe qui pourrait se sentir offensé s'il entendait deux personnes du sexe opposé donner leur avis sur sa propre personne.

Dans tous les cas, Sebastian voulait avoir des réponses aux questions dans sa tête. Il essaya de relancer la discussion, même s'il savait que son interlocutrice n'avait ni le temps, ni l'envie de lui parler.

- Vous m'avez appelé Debeste, je suppose donc que l'on s'est déjà rencontré quelque part, mais où ? J'ai beau essayer, je n'arrive pas à me souvenir de vous...
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Raymond Shields
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Ven 21 Oct - 16:48
- Oui, je suis avocate. Et je sais que vous, Debeste, êtes procureur, même si je ne suis pas totalement surprise que vous ne me reconnaissiez pas, nous n’avons jamais échangé plus que quelques mots.


Sebastian connaissait cette femme ? Ils se sont sûrement rencontrés à la Themis, voir à Toulouse, bien que cela soit improbable vu qu'elle semblait d'origine Américaine. Puis, celle-ci s'adressa à Will, visiblement remontée :

- Quand à vous, Mister Will si j’ai bien compris, yes you are wrong.. Vos messes basses comme vous dites, montre un intérêt purement physique voire charnel, qui rabaisse les femmes au rang d’objet qu’on regarde dans une vitrine. Et si jamais vous pensez continuer à tenter, je préfères le dire tout de suite : pas le temps, pas intéressée.


Elle se prenait pour qui l'autre là ? Encore une god damn shit feminist qui allait le saouler. Un intérêt purement physique / charnel ? Elle déconnait complètement la pauvre. Si elle forçait pas comme ça aussi un dialogue aurait pu s'instaurer, mais avec les féministes, rien à faire. Il lui adressa la parole, d'un ton soudainement beaucoup plus distant et sérieux que les petits pics qu'il lui avait lancé :

Hum... Excuse me, but,vous êtes totalement à côté. On ne se connait que depuis quelques minutes et vous avez déjà des aprioris sur moi ! C'mon ! That's bulshit ! Comment pouvez vous me juger sur quelques pics que je vous ai lancé ? Essayez de vous détendre un peu non ? Sûrement que votre travail vous a mis à cran et que vous êtes fatiguée, dans ce cas, arrêtons cette discussion ici, au lieu de me considerer comme un jerk or a douchebag right ?

Le barman arriva et pris la commande de Will : des oeufs brouillés, rien de tel. Il s'en alla et Will rajouta :

Plus, je n'oserais jamais considérer une femme comme un objet, mon père m'a d'ailleurs rabâché et rabâché étant jeune de respecter les femmes. Alors, veuillez m'excuser si je vous ai offensé mais ce n'était pas l'objectif cherché.

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Amy Kuss
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Jeu 10 Nov - 10:06
Elle ne savait plus trop où donner de la tête. D’un côté il y avait Debeste qui tentait d’avoir une conversation assez normale, quelque chose qu’elle ne voulait pas forcément avoir avec un gars comme lui, et de l’autre il y avait ce Will qui tentait de s’excuser. Amy ne savait pas trop bien s’y prendre avec les excuses. Quand on s’en prenait à elle, elle mordait en retour. Mais une fois qu’on s’excusait ? Elle avait du mal à desserrer les mâchoires pour lâcher son bout d’os. C’était plus fort qu’elle finalement, elle prenait assez facilement la mouche et ne savait pas vraiment passer d’une humeur à l’autre. Sa tante la trouvait trop tendue, quelque chose qu’elle avait passé sa vie à lui dire. Peut-être qu’elle l’était. Qui ne le serait pas avec autant de boulot qu’elle ? Et pourtant, pour rien au monde elle n’aurait souhaité abandonner ce métier qui lui prenait trop de temps. Cela avait été son plus grand désir, la vocation de toute une vie.

Bien sûr, Will avait tort. Pas totalement tort, mais tort quand même. Oui, elle avait peut-être réagi au quart de tour et fait des jugements un peu trop précipités, mais elle s’était sentie offensée et cela il n’y avait qu’elle pour dire si elle l’avait été ou pas. C’était aussi simple que ça, et elle ne comptait pas s’excuser pour la façon dont elle prenait les choses. Si on fait mal à quelqu’un, et que ce quelqu’un vous le dit, ce n’est pas à vous de décider que non, vous ne l’avez pas blessé. Il en allait de même pour tout, finalement. « Humph. En effet, j’ai peut-être jugé un peu trop rapidement. Mais dans ce genre de grande ville, on se prend tellement de remarques, et parfois on risque l’agression de si près, que réagir ainsi est certes de la paranoïa, mais de la paranoïa nécessaire… Quant on parle d’âge sombre de la justice en parlant de notre système juridique, on dit rarement que cela est dû à un âge sombre de la criminalité. Vous attendez peut-être des excuses pour mon comportement, et j’accepte vos excuses pour le vôtre, mais je ne le ferai pas. Parce que si je m’excuse, je porte moi-même le premier coup contre mon propre bouclier. »

On lui apporte enfin son plat et elle remercie le serveur qui s’en va. Elle joue avec sa fourchette, un rien songeuse. Elle n’est pas censée faire la causette, mais de toute façon ils l’ont déjà bien lancée, alors elle va se contenter de parler tout en mangeant le plus possible pour repartir dans son bureau. Elle prend sa première bouchée avant de se tourner à nouveau vers Debeste. Elle n’a pas spécialement envie de parler avec lui non plus, mais il a lancé une conversation et il serait impoli de sa part de l’ignorer… Encore qu’elle pouvait n’en avoir rien à faire, de ça. « Nous avons été diplômés de la Themis la même année, il me semble. Ma classe entendait parler en grand bien de vos résultats, ils les utilisaient presque pour nous faire peur pour le futur. Si les classes de l’accusation forment d’aussi bons procureurs, vous devez être au moins aussi bon, qu’ils nous disaient. » Elle écrase presque son bout de steak au lieu de simplement le planter, faisant résonner le métal de la fourchette contre la matière quelconque de l’assiette. Elle soupire un peu et remonte ses lunettes sur son nez. « Bien sûr, je suppose qu’ils n’utiliseront plus le même argument désormais. Il y a peu d’honneur à encourager ses élèves à être meilleur que quelqu’un dont les notes n’étaient pas méritées. »
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Sebastian Debeste
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Ven 11 Nov - 22:57
Même si l'on pouvait toujours voir sur son visage son air exaspéré, la jeune femme avait au moins reconnu qu'elle était montée à cran un peu vite au sujet de Will. « Reconnu » n'était peut-être pas le meilleur mot étant donné qu'elle avait accepté ses excuses sans s'excuser elle-même... Mais c'était déjà un début ? Peu de temps après, son plat arriva : Une grosse tranche de steak accompagné de frites. Beaucoup de frites. Sebastian commençait vraiment à avoir envie de manger en voyant une telle assiette, au point que son estomac allait se faire entendre à un moment ou un autre.

Dans la foulée, le serveur amena les boissons que Will et lui avait commandés, puis pointa à Sebastian le fait que celui-ci n'avait pas choisi ce qu'il souhaitait manger. Il avait vraiment oublié ça ? Sacrément embarrassant. Il jeta un coup d'œil rapide à la carte des plats avant de passer commande pour un British Burger, qui semblait être quelque chose de bon à en juger par ce qui le composait. Il remercia le serveur qui repartit aussitôt, puis commença à boire son coca. En se retournant pour refaire face à la femme derrière, il nota que celle-ci avait déjà entamé son steak. À peine finit-elle d'avaler une bouchée qu'elle lui confirma qu'ils étaient liés l'endroit où ils ont étudiés. Et ils ne s'étaient pas vraiment rencontrés, mais elle avait entendu parler de lui à cause de ses résultats, ce qui ne manqua pas de gêner Sebastian. À l'époque, il aurait sûrement trouvé ça gratifiant à entendre, mais maintenant... C'était tout le contraire. On l'avait placé sur un piédestal qu'il n'avait de toute évidence pas mérité. Mais peut-être qu'au moins, ça avait motivé des avocats à faire de leur mieux... ? Il essayait de voir un peu de positif dans cette situation, même si la jeune femme allait rapidement lui porter un coup plutôt violent.

-Bien sûr, je suppose qu’ils n’utiliseront plus le même argument désormais. Il y a peu d’honneur à encourager ses élèves à être meilleur que quelqu’un dont les notes n’étaient pas méritées.

Sebastian tordit sa baguette en entendant ça. Enfin, fit le geste dans le vent, puisqu'il ne l'avait pas prise avec lui. C'était un tic nerveux chez lui : Dès qu'il était stressé ou qu'il faisait l'objet d'une remarque désobligeante à son égard, il ne pouvait s'empêcher de faire ça. Et là... C'était vraiment la pire chose qu'il pouvait entendre. Cette histoire avait fait parler d'elle et il devait du coup avoir une belle réputation, surtout dans cette période sombre pour le système judiciaire. Et en juger par son expression et par l'intonation de cette dernière phrase, son opinion au sujet de Sebastian était sûrement déjà formée et n'allait pas changer de sitôt. C'est à ce moment qu'il n'a pas pu se retenir de répondre de façon virulente, ce qui ne lui arrivait pas souvent.

- Est-ce que vous connaissez toute l'histoire, au moins ? Je ne peux pas nier que mes notes et par conséquent mes récompenses n'ont pas été méritées, mais je n'étais pas au courant de ça à l'époque ! Il serra le poing avant de reprendre. C'était mon père qui a manipulé tous mes résultats sans rien me dire, vous croyez que je l'ai bien pris quand je l'ai appris ? Vous croyez vraiment que je voulais ça ?
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Raymond Shields
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Jeu 17 Nov - 17:26
- Humph. En effet, j’ai peut-être jugé un peu trop rapidement. Mais dans ce genre de grande ville, on se prend tellement de remarques, et parfois on risque l’agression de si près, que réagir ainsi est certes de la paranoïa, mais de la paranoïa nécessaire… Quant on parle d’âge sombre de la justice en parlant de notre système juridique, on dit rarement que cela est dû à un âge sombre de la criminalité. Vous attendez peut-être des excuses pour mon comportement, et j’accepte vos excuses pour le vôtre, mais je ne le ferai pas. Parce que si je m’excuse, je porte moi-même le premier coup contre mon propre bouclier.

Will soupira. Incorrigible celle là... Will était visiblement exaspéré de la froideur d'Amy, avec son histoire de bouclier sans aucun sens... Will n'eut pas vraiment le temps de penser à ça que le serveur vint à eux, avec les plats - sauf celui de Sebastian, qu'il s'empressa de commander - et les boissons. Will s'empressa d'apporter son café à ses lèvres. Il en avait vraiment besoin, trois heures de sommeil cette nuit n'étaient vraiment pas assez.

Pendant que dans la tête de Will, il n'existait plus que son plat, son café et lui, Sebastian et Amy continuèrent à discuter. Visiblement, Amy et Sebastian furent diplômes la même année, seulement, il était évident qu'Amy était plus âgée que lui...  Les réactions d'Amy trahissaient un brin de jalousie. Puis, d'un coup, Amy écrasa son steak, qui fit sursauter Will qui ne les écoutaient plus qu'à moitié. Réveillé de son demi-coma, il fit son café et commença à les écouter plus attentivement. Amy poursuivit :

- Bien sûr, je suppose qu’ils n’utiliseront plus le même argument désormais. Il y a peu d’honneur à encourager ses élèves à être meilleur que quelqu’un dont les notes n’étaient pas méritées.

Will rigola intérieurement. Après ce que Seb' avait pu lui dire sur l'origine de ses notes, il savait que cette phrase était en fait un gros tacle bien placé à l’encontre de Sebastian. Puis, Will eu la même réaction que Sebastian : Comment le savait-elle ? Will s'empressa d'achever son plat, se leva et dit à Seb et Amy :

- Excuse-me, je dois aller aux WC. Je reviens...

Il se dirigea vers un serveur, lui demanda la direction des toilettes, et se dirigea vers celles-ci.

Spoiler:
 

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Amy Kuss
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Mer 23 Nov - 11:22
L’américain ne semble plus vouloir réagir, sûrement qu’Amy l’a trop exaspéré. Pour une fois pourtant, elle n’a pas l’impression qu’elle en a trop fait, qu’elle a démesurément exagérée. Est-ce que cela lui arrive parfois ? Oui. Souvent, elle montre une certaine froideur qui n’a en fait rien à faire là, qui est tout à fait déplacée. Mais cette fois elle a l’impression d’être dans son bon droit, elle sait qu’elle peut mal prendre qu’on la jauge comme ça. Parce que ça ne se fait pas, d’une certaine façon. Et ce n’est pas une question de féminité d’ailleurs, elle trouvait aussi ce genre de remarque sur le physique et la façon de parler à quelqu’un d’une personne autre tout à fait malpolie dans l’autre sens. Tout simplement, homme ou femme, tu n’as pas à faire ce genre de remarque, et encore moins si la personne risque de l’entendre. Et puis quoi encore, regarder les dents comme on fait à un cheval, comme on faisait autrefois aux esclaves ? Elle sait bien que ce Will ne voulait probablement pas en venir là, mais après tout la façon de s’exprimer à un sens et il faut le comprendre avant de s’en servir. Ce n’était même pas vraiment contre lui spécifiquement. Beaucoup de personnes de nos jours ne calculaient pas la porter de leurs mots, Amy n’échappait pas à la règle d’ailleurs. C’était juste ainsi, et quand on s’en rendait compte on commençait à penser à toutes les personnes qu’on avait dû blesser ou offusquer sans jamais le vouloir. Alors on se dit qu’on allait arrêter et devenir meilleurs, mais on oublie vite parce que c’est comme ça que la société actuelle fonctionne. C’était un cycle sans fin.

Si l’américain semble ne rien vouloir ajouter, ce n’est pas le cas de Debeste qui a visiblement pris la mouche face à la remarque d’Amy. Mais elle s’en foutait un peu. Pas totalement, mais un peu. Elle avait été déçue, réellement déçue en entendant ça. Bien sûr, elle se doutait de ce qu’il avait vécu, en un sens cela pouvait se rapprocher de ce qu’elle avait vécu elle-même. Peut-être que c’était pour ça qu’elle en voulait le plus à Debeste ? Se retrouver face à un père comme le sien, comme les leurs, c’était pas toujours évident. Mais en même temps, il n’allait quand même pas faire croire qu’il avait été aveugle au point de ne rien voir, personne n’était aussi naïf. Ce n’était pas comme s’il avait été dans la moyenne, il avait les meilleures notes de la classe et pouvait tout à fait comparer ses réponses avec Gavin, un autre jeune prodige de sa promotion, ou même n’importe quel élève catalogué comme moins bon. Non, il avait dû s’en douter et ne rien faire. « Vous savez, mon père faisait ça quand j’étais au collège. Mais je l’ai vu, à douze ans. En grandissant on remarque les choses, on se rend compte que nos notes n’ont rien à voir avec ce qu’on écrit. On ne tient pas jusqu’à une grande école comme la Thémis sans remarquer ce genre de chose ! » Oui, c’était dur. Mais Amy avait sous les yeux l’exemple de ce qu’elle-même avait voulu éviter. Ce qu’elle avait fui en venant en France. Quelque part, c’était une partie d’elle-même qu’elle détestait vraiment à cet instant. « Nous avions eu un travail à faire ensemble, vous et moi, à une époque. Vous ne travailliez pas si mal, mais je vous avais déjà dit que vous n’étiez pas si doué. Et c’était juste en Histoire du Droit. Juste un peu de recherches à faire. Alors le reste... »

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Sebastian Debeste
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Jeu 24 Nov - 13:27
« Attends un instant... J'ai bossé avec elle, en histoire du droit ? » Il ne se souvenait pas forcément bien des années passées à Themis, et même s'il avait passé de bons moments là-bas, sa vision de l'académie était entachée et par conséquent il n'avait pas forcément envie de se souvenir de ces événements. Les dernières remarques de la femme laissaient paraître qu'elle avait elle aussi eu à s'opposer à son père mais visiblement, elle ne comprenait pas sa situation. Pour elle, Sebastian aurait du s'en rendre compte bien assez tôt.

- Mais j'étais stupide à l'époque ! Trop stupide pour m'en rendre compte. Puis je ne me suis jamais vraiment posé la question, j'avais de très bons résultats, mon père était fier de moi et ça m'allait très bien !

...S'il y avait bien un argument ridicule qu'il pouvait avancer pour tenter de se défendre, c'était celui-là. Il avait au moins le mérite de reconnaître la situation, c'était déjà un début. Après, est-ce qu'il aurait eu le courage de s'opposer à son père à l'époque ? Pas sûr.

Au fur et à mesure que la conversation avança, Sebastian tenta de se souvenir de cette fois ou elle et lui auraient travaillé ensemble dans le cadre des cours. De vagues images parcoururent son esprit, mais aucune qui ne lui faisait vraiment tilt. Il réfléchit à d'autres moments où ils auraient potentiellement été ensemble... Jusqu'à ce qu'un souvenir d'un autre événement du passé se présente. Et là, sa relation avec elle lui était revenue en mémoire. Amy Kuss. Elle était dans le cursus d'avocat, mais avait quelques matières en commun avec lui, dont l'histoire du Droit. C'était aussi elle qui avait été chargé de représenter la défense dans le Faux Procès, une tradition de Themis. Un privilège auquel il aurait aimé participé à l'époque, mais qui aura finalement été accordé à l'autre prodige de sa promotion, Konrad Gavin. Il se souvenait bien d'elle maintenant. Elle ne l'avait jamais vraiment apprécié, et le traitait régulièrement comme quelqu'un qui n'avait rien d'un surdoué. Et au final, elle avait vu juste.

- Mlle Kuss. Je me souviens de vous, maintenant que vous le dites. Sachez que même si je peux comprendre pourquoi vous ne m'appréciez particulièrement, les choses ont changé. Je ne suis plus le gamin immature, arrogant et totalement idiot qui a gravi les échelons grâce à son père. J'ai eu une révélation quand à ma carrière de procureur, et je compte bien faire tout mon possible pour agir dans le bien de la justice. En aucun cas je ne suivrai la même voie que mon père.
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Amy Kuss
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Mer 21 Déc - 14:01
Elle sent qu'il se débat, qu'il tente de se sortir du sable mouvant dans lequel la conversation est en train de le plonger. Mais il ne s'en sortira pas avec des arguments aussi… Oui, stupide. Un procureur, comme un avocat, a le devoir de tout inspecter avec précaution, de savoir repérer grâce à des yeux et un esprit affûté la vérité dans toutes les situation. Debeste n'avait même pas su voir qui était réellement son père, peut-être que tout cela voulait dire qu'il n'était pas taillé pour être un véritable membre de la justice ? Elle avait du mal à croire que quelqu'un qui ne peut même pas voir les vraies intentions d'un de ses proches puisse être capable de voir les vraies intentions des gens dans une cour de justice. Mais après tout, peut-être qu'il n'en avait pas besoin. Peut-être que comme son père avant lui, il misait sur les faux, sur la fabrication de preuve, sur la malhonnêteté. Il ne fallait pas juger un livre à sa couverture, mais on allait pas lui faire croire que les bouquins d'un même genre n'avaient pas souvent la même.

Pourtant il s'en défend, il assure qu'il n'est pas pareil. Comment le croire ? Comment être sûr qu'il était vraiment différent de Blaise Debeste ? Il n'y avait aucun réel moyen de le savoir, il n'y avait que de la confiance à accorder et Amy n'accordait pas la sienne aussi facilement. La confiance se méritait. Est-ce qu'elle voulait vraiment que ce rejeton mérite sa confiance ? C'était un procureur, pas son ami. Elle ne voulait pas d'ami de façon général, ce n'était qu'une simple perte de temps qui l'empêchait de travailler correctement. « Bien sûr, vous avez changé. C'est ce que vous dites, mais on a appris que les paroles ne sont pas si utiles que ça, au tribunal. Et dans la vie c'est un peu vrai aussi. Si vous voulez que les gens, moi comme n'importe qui d'autre, croient à ce changement, il va falloir le prouver. » Elle mange un bout de son steak, mieux vaut le finir avant qu'il ne refroidisse. Elle ne mentionne pas à Debeste qu'il va devoir faire ça toute sa vie durant. Il s'en rendra bien assez vite compte lui-même s'il désire réellement montrer qu'il est devenu un type plus acceptable que son père. Elle savait ça mieux que quiconque. Elle-même se battait chaque jour pour ne pas avoir à tomber dans la fausse image que son père pourrait renvoyer d'elle, et pourtant peu de monde savait réellement qu'elle avait un lien avec son père et son entreprise. Elle avait juste… décidé d'elle-même qu'il fallait se le prouver. Parce qu'avant de le prouver aux autres, on le prouvait à soi. « Bien sûr, qu'est-ce que ça m'importe finalement ? Vous faites comme vous voulez, c'est pas mes affaires. Nous ne sommes que d'anciens camarades de classe. »

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Sebastian Debeste
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Ven 23 Déc - 14:14
Elle aurait très bien pu couper court à la discussion dès le départ, mais non. Elle avait décidé de lui faire une espèce de leçon de morale, pour après lui dire que « c'était pas ses affaires » ? L'avocate ne semblait pas aussi indifférente à la situation qu'elle le laissait entendre. Après... Il était impossible de nier ce qu'elle disait. Sebastian disait qu'il avait changé, mais rien ne prouvait qu'il avait effectivement changé, et qu'il tenait encore sa promesse. Un argument lui vint cependant en tête, qu'il s'empressa d'énoncer à son interlocutrice, tout en lui présentant son badge :

- Vous croyez vraiment que j'aurais encore ce badge si je ne le méritais pas ? Le public a appris que je ne l'avais pas eu de moi-même, et pourtant... Les personnes à la tête du Barreau ne me l'ont pas retiré.

...Ce n'est qu'avec un peu de recul que Sebastian se rendit compte que l'argument ne tenait pas la route à l'heure actuelle. C'était sûr : Il avait sûrement du s'enfoncer encore un peu plus aux yeux d'Amy. Enfin, il n'était pas encore trop tard pour rectifier le tir. Surtout que même si ça signifiait admettre avoir dit une bourde, ça montrait aussi qu'il était capable de se rendre compte de ses propres erreurs et peut-être d'en tirer quelque chose. Dans tous les cas, sa gêne était parfaitement lisible sur son visage.

- En fait, ça ne veut pas vraiment dire grand chose, surtout dans « l'âge sombre de la loi », où la grande majorité du système est corrompue... Mais soyons honnêtes. Vous pensez vraiment qu'un jeunot comme moi aurait pu utiliser le système à son avantage pour garder son badge, et que je serais encore capable de le faire ? Je n'aurais même pas eu l'influence de mon père pour m'aider !

Sebastian ne savait même pas vraiment pourquoi il s'entêtait à s'expliquer. À voir ses actes et ses paroles, rien de ce qu'il ne pourrait dire ne changerait la vision des choses de la femme. Par contre, s'il le démontrait de par ses actes, ça serait une autre histoire. C'était bien ce qu'il comptait faire : Faire en sorte que la réputation qui lui collait autrefois à la peau ne soit plus la réputation que les gens retiendront. Ce qu'il avait déjà commencé en contribuant à envoyer Blaise en prison. Ce qu'il savait qu'il faisait avant d'être muté sur Paris. Ce qu'il allait définitivement prouver ici avec le temps.
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Raymond Shields
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Dim 22 Jan - 20:30
Après son petit tour aux toilettes, Will revint s'assoir à la table accompagné d'un sourire légèrement ironique : il se doutait bien que Sebastian et Amy n'étaient...pas en bons termes. Il s'assit en soutenant sa tête sur ses mains, et les regarda, accompagné d'un "I'm back !" . Cette petite scénette voulait tout dire, il espérait ainsi arrêter leur conversation et repartir sur une relation saine. C'était sans compter sur le déclanchement de sa sonnerie de portable, au milieu de leur discussion. Il sortit son appareil, y fit glisser son doigt, et changea radicalement d'expression.

- Excusez-moi, ma mère... Il marmonna quelques mots en anglais, puis se leva, se posa à une autre table et commença sa discussion.

En effet, son appel provenait de sa mère, aux USA. Outre l'importance du coût de communication, quelque chose d'autre semblait préoccuper Will lorsqu'il s'était levé de table. Pourquoi sa mère l'appelle à cette heure-ci alors qu'elle est censé être au tribunal...
Plus la discussion progressait, plus le visage de Will se décomposait.



Enfin, il raccrocha et il revint à la table, prit sa veste et déposa un billet de 20 euros ainsi que son numéro de téléphone sur la table avant de quitter le bar, sans rien dire...

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Sebastian Debeste
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Ven 27 Jan - 8:45
Will était de retour et, à en juger de sa façon d'interpeller Sebastian et Amy et le sourire qu'il affichait, il espérait que la discussion reparte d'un bon pied. Ce que Sebastian voulait aussi : Il n'était pas venu pour s'embrouiller avec une ancienne camarade de l'académie à cause du passé, mais bien pour apprendre à connaître mieux Will autour d'un bon plat. Enfin, ça allait encore attendre, visiblement : À peine était-il revenu que la sonnerie de son portable se mit à retentir, qu'il s'empressa de décrocher avant de repartir.

À l'instant même où il quitta la table, un autre serveur arriva avec leurs plats, un British Burger et des œufs brouillés. Il déposa les assiettes sur la table avant de demander s'ils avaient besoin de quelque chose de particulier. Sebastian ne pouvait pas vraiment parler pour l'américain, mais pour lui, il n'y avait besoin de rien : Le sel ainsi qu'un petit pot contenant de la sauce ketchup étaient sur la table, et c'était tout ce dont il avait besoin personnellement.
Les plats tout chauds ne faisaient que donner encore plus faim au jeune homme, mais il n'allait pas se jeter dessus sans attendre Will. Ça ne se faisait pas, puis ils étaient venus pour manger ensemble.

C'est alors qu'après quelques minutes, Will revint, son sourire ayant laissé place à un air préoccupé. Quoique non, préoccupé n'était pas un terme assez fort, vu son comportement. Il prit sa veste, griffonna quelque chose sur un bout de papier et laissa un peu d'argent sur la table avant de quitter la brasserie, tout ça sans le moindre mot. « Will... Qu'est-ce qu'il se passe ? » Sebastian ne pouvait s'empêcher d'y réfléchir. Même s'ils ne s'étaient rencontrés que ce matin, ils étaient partis sur des bonnes bases, et Seb' le considérait déjà comme un ami. Il regarda le bout de papier sur la table, sur lequel était écrit un numéro de téléphone. Au moins, il lui avait laissé un moyen de le contacter. Sebastian prit son téléphone et enregistra le numéro, avant de regarder son burger. Il n'avait plus aussi faim qu'avant et vu la consistance dudit burger, il n'allait sûrement pas le finir mais ça n'allait pas l'empêcher d'essayer. Les couverts en main, il commença à attaquer son repas de midi.

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